La seule solution durable contre la souffrance des chats est la castration systématique. NetAP castre en permanence les chats de presque tous les cantons de Suisse et s’engage pour une obligation nationale de castration des chats d’extérieur.
Nous vous donnons ici un aperçu de quelques actions de castration que nous avons menées en 2026 en Suisse. Cette liste n’est pas exhaustive, car nous renonçons souvent à rédiger des rapports pour des raisons de temps.
Une nouvelle fois, un signalement nous a conduits à Wasterkingen, dans le canton de Zurich. Nous avions déjà stérilisé plus de 40 chats dans cette commune. Une chatte sauvage accompagnée de ses chatons s’était installée sur le territoire des chats déjà stérilisés. Les riverains souhaitaient que cette famille de chats disparaisse le plus rapidement possible. Cependant, personne n’était disposé à aider à les capturer ni à participer aux frais. Comme nous avions heureusement trouvé un refuge pour cette famille, nous nous sommes déclarés prêts à effectuer une nouvelle capture, même si cela nous demandait une heure de trajet. Après trois jours d’intervention, la mère s’est enfin laissée piéger et nous avons pu confier toute la famille à la société protectrice des animaux de Romanshorn.
Une amoureuse des animaux nous a appelés car elle était très inquiète pour un groupe de chats. Elle pensait que ces chats appartenaient à une voisine, mais que celle-ci était partie en vacances et les avait laissés livrés à eux-mêmes, sans nourriture ni eau. Nous avons discuté du cas avec le service vétérinaire compétent, qui est immédiatement intervenu, mais n’a pas réussi à déterminer à qui appartenaient réellement les chats. Lorsque la propriétaire présumée est revenue, elle nous a assuré que tous les chats présents dans son jardin ne lui appartenaient pas et nous a priés de les emmener.
Avec l’accord des services vétérinaires, nous avons capturé tous les animaux – ils étaient en effet considérés comme errants. Heureusement, presque tous étaient dociles. Deux mères et dix chatons. Une voisine a adopté deux chatons ; nous avons emmené les autres à la clinique vétérinaire Mittelland, où ils ont été examinés, traités contre les parasites internes et externes, testés, vaccinés et équipés d’une puce électronique. Sur place, tout le monde était certes content que le « problème des chats » soit désormais résolu (du moins pour les riverains), mais personne n’était prêt à participer aux frais engagés. « Je ne soutiendrai certainement pas cela », nous a dit la dame soupçonnée d’être la propriétaire. Et personne d’autre n’a voulu aider non plus. Ce n’est malheureusement pas rare. Les attentes en matière de protection des animaux augmentent, tandis que la volonté de faire des dons diminue. Nous continuons néanmoins, sinon nous abandonnerions ceux qui en souffrent : les chats.
En juillet 2026, lors d’une visite à la clinique vétérinaire Mittelland, notre attention a été attirée par un chaton malade qui venait d’être déposé. Âgé de quatre semaines, le chaton avait les yeux fortement collés et on soupçonnait une infection à calicivirus ou à herpèsvirus. Nous avons discuté avec la personne qui avait amené le chaton et avons appris qu’il y avait d’autres chats sur place qui avaient besoin d’aide. Après un entretien avec les personnes sur place, celles-ci se sont montrées disposées à faire stériliser tous les chats. Lors des premières interventions, plusieurs chats adultes ont pu être capturés, stérilisés, puis ramenés sur place. Quatre de ces chats adultes souffraient de graves problèmes dentaires, ce qui a nécessité des traitements dentaires importants et coûteux.
Contrairement à ce que l’on pensait au départ, la mère des chatons se trouvait encore sur place. Une fois capturée, il s’est avéré qu’elle avait déjà mis au monde d’autres chatons. Peu de temps après, deux autres chatons ont pu être retrouvés et mis en sécurité. Ceux-ci ont d’abord dû rester à la clinique vétérinaire en raison d’une déshydratation. Au cours des jours suivants, tous les autres chats ont été capturés les uns après les autres, stérilisés, puis ramenés sur leur lieu de vie. La mère est restée temporairement chez nous et a été réintroduite dans son territoire fin août.
Comme la famille avait déjà fait stériliser certains chats par le passé, mais ne savait plus lesquels, tous les chats ont été capturés et examinés par mesure de précaution. Cela a ainsi permis de recenser l’ensemble de la population féline et de la stériliser dans son intégralité. Les chats déjà stérilisés ont en outre bénéficié d’un examen clinique, d’un traitement contre les parasites internes et externes, ainsi que d’autres soins nécessaires. Au total, 13 chats ont été capturés, dont cinq étaient déjà stérilisés.
Une amoureuse des animaux, inquiète, nous a signalé la présence d’une famille de chats qui s’était installée dans un tas de bois de chauffage et nous a demandé de l’aide et un refuge. Depuis des semaines, nous essayons chaque jour de trouver des places pour ces mères et ces chatons sauvages. Chaque jour, nous contactons par téléphone des dizaines d’organismes jusqu’à ce que nous trouvions une solution. Dans ce cas précis, nous avons eu de la chance et le refuge de la Fondation Helena Frey pour la protection des animaux était prêt à accueillir cette famille.
Nous avons capturé les chats et les avons emmenés à Rümlang. Outre le travail de capture, nous parcourons sans cesse d’innombrables kilomètres pour amener les minous à leur destination, où ils sont accueillis avec amour et peuvent vivre ensemble en toute tranquillité jusqu’à ce que les chatons prennent leur envol et que les mères sauvages puissent, en règle générale, retourner sur leur territoire – stérilisées, bien sûr. Ce travail, ces kilomètres, cette passion – tout cela gratuitement. Et tout cela uniquement parce que les propriétaires irresponsables sont protégés par les responsables politiques et les autorités. Un véritable travail de Sisyphe qui nous pèse énormément. Car nous le savons : ce que nous voyons n’est que la partie émergée de l’iceberg. Pour d’innombrables chats, il n’y a pas de salut. Mais l’essentiel, c’est que les responsables puissent – contrairement à nous – dormir sur leurs deux oreilles la nuit.
Le fait que nous trouvions régulièrement des chatons orphelins de leur mère fait désormais partie de notre quotidien, et en général, nous n’en parlons pas. Mais cette fois-ci, nous faisons une exception : Malala voulait peut-être découvrir le monde. Ou du moins l’intérieur d’une voiture. Cela aussi, ça peut être passionnant. Quoi qu’il en soit, quelqu’un a signalé à la conductrice qu’un miaulement provenait de sa voiture. En effet, elle aussi entendait un miaulement plaintif provenant de l’habitacle, sans toutefois voir d’où il venait exactement. Elle s’est donc rendue au garage et a demandé au mécanicien de tirer cette affaire au clair. Cela n’a pas été facile, mais le garagiste a finalement trouvé la petite chatte dans le compartiment moteur de la voiture. La conductrice était visiblement soulagée que la petite créature ait été retirée de sa voiture, mais elle n’était pas disposée à s’occuper du chaton de quelque manière que ce soit. Sans plus attendre, elle a laissé le petit paquet au garage et est repartie. Comme nous étions en intervention à proximité, nous avons été prévenus. Le garagiste, très sympathique, nous a remis le chaton avec soulagement, et nous avons finalement pu le confier à un refuge.
N’est-ce pas fou de voir où les chatons apparaissent partout ? Des chatons dont on ne sait pas d’où ils viennent et qui surgissent, seuls ou en groupe, au milieu de nulle part, sans qu’on puisse trouver la personne responsable. La misère des chats est partout ! Et la réaction de la conductrice est malheureusement aussi typique de notre société : se contenter de refiler le problème à quelqu’un d’autre. C’est tellement facile de faire la sourde oreille. Heureusement, le garagiste était un ami des animaux et s’est immédiatement assuré que le chaton soit secouru.
Nous avons dû gérer plusieurs cas à la fois dans le canton de Lucerne, dans la région de Sursee. C’est un cabinet vétérinaire qui nous a signalé le premier cas. Bien qu’une autre association de protection des animaux ait mené une campagne de stérilisation des chats de ferme l’automne précédent, une exploitation agricole n’avait pas réussi à capturer tous les chats pour les amener au cabinet. Au moins trois chattes avaient donc mis bas et on nous a demandé de capturer les animaux et de les placer. Sur place, nous avons constaté que les trois mères n’étaient manifestement pas les seules à ne pas être stérilisées. Au total, nous avons dénombré six chats adultes non stérilisés et 14 chatons. Nous constatons régulièrement qu’une association de protection des animaux a certes apporté son aide sur place en procédant à des stérilisations, mais qu’elle n’a pas veillé à ce que tous les chats soient effectivement stérilisés. Même si chaque stérilisation compte, une telle approche n’est tout simplement pas durable.
Deux des chats adultes étaient blessés et ont dû subir des opérations et des traitements supplémentaires. Les chatons n’étaient pas en bonne santé non plus. Pour l’un d’entre eux, toute aide est arrivée trop tard ; les autres ont dû rester longtemps en clinique pour s’en sortir.
À seulement 500 mètres de cette ferme, nous sommes tombés sur un autre cas. L’une de nos bénévoles s’est trompée de chemin et s’est donc retrouvée dans une autre ferme. Elle a rapidement remarqué qu’il y avait là de nombreux chats qui semblaient maigres et mal en point. Sans hésiter, elle a sonné et s’est présentée.
Heureusement, l’agriculteur a immédiatement accepté que nous capturions et stérilisions tous les chats. Il était également d’accord pour que nous emmenions provisoirement les chattes avec leurs chatons et que nous les placions, dans la mesure du possible, dans des refuges. Les animaux adultes seraient tous stérilisés et reviendraient tôt ou tard, tandis que l’on chercherait un foyer pour les chatons. Il ne souhaitait toutefois pas participer aux frais. Ce n’est malheureusement pas rare, mais nous sommes tout de même heureux de pouvoir au moins procéder à la stérilisation. Cette intervention concernait 35 chats. Pour 8 d’entre eux, nous sommes arrivés trop tard : malgré une prise en charge d’urgence dans des cliniques vétérinaires, ils sont morts des suites de leur négligence. Tous les chats étaient infestés de parasites ; un chat mâle a dû être amputé d’une patte, et deux chattes ont dû subir une ablation des pavillons auriculaires.
Dans un rayon de 500 mètres, nous avons trouvé 55 chats. Beaucoup d’entre eux étaient dans un état préoccupant. Aujourd’hui, la souffrance dans ces fermes a enfin pris fin.
Une fois de plus, nous avons été appelés dans un jardin familial à Fribourg. On nous avait signalé la présence d’une chatte avec quatre chatons déjà assez autonomes. La famille a pu être mise en sécurité et emmenée au refuge, où la mère a été stérilisée et pourra revenir une fois qu’elle aura élevé ses petits.
Comme de nouveaux chats apparaissent régulièrement dans cette zone, il faut partir du principe que d’autres animaux y vivent. Un chat mâle non stérilisé a pu être capturé et stérilisé au même point d’alimentation. Les jardins ouvriers sont souvent une histoire sans fin et nous continuons à suivre la situation et à surveiller la zone afin que d’autres chats non stérilisés puissent également être capturés et stérilisés.
Cette intervention montre une fois de plus à quel point les jardins familiaux constituent un véritable défi et à quelle vitesse de nouvelles populations s’y développent si la stérilisation n’est pas pratiquée de manière systématique.
Un propriétaire d’animaux gravement malade, originaire de l’Oberland zurichois, nous a demandé de l’aide en désespoir de cause. Il craignait que ses jours ne soient comptés et avait besoin de toute urgence d’un endroit où placer ses 19 chats. Il s’agissait de 4 chattes et de 15 chatons. Il avait déjà contacté plusieurs refuges, mais tous étaient complets. Compte tenu des vacances d’été, cela n’avait rien d’étonnant. Il ne pouvait expliquer pourquoi il avait eu autant de portées que par un manque de moyens financiers. Nous nous sommes déclarés prêts à accueillir les chats, car notre partenaire, le refuge Katzenhaus Muttenz, venait justement de libérer une grande pièce. Les chats n’étaient ni testés ni vaccinés. Il s’est déclaré prêt à s’occuper lui-même du transport. Malheureusement, ce que nous savions déjà s’est confirmé : il n’avait vraiment aucune vue d’ensemble sur ses chats. Il a amené 5 chattes et seulement 12 chatons. En lui demandant des explications, nous avons appris que, contrairement à ce qui avait été convenu, il avait déjà placé un chaton séparément. Nous avons été très déçus qu’il n’ait pas respecté les conditions convenues. Les chats se sont rapidement adaptés à leur nouveau foyer et, dès qu’ils seront en âge de le faire, notre partenaire trouvera de nouveaux foyers pour l’ensemble du groupe.
Deux chats s’étaient égarés dans une ferme de Bretzwil. Les chats de la ferme y sont tous déjà stérilisés. Le chat mâle errant, non stérilisé, se montrait agressif envers les chats de la ferme. La chatte, en revanche, semblait très sociable, mais lorsqu’elle est arrivée avec des chatons, c’en était trop pour les agriculteurs. La fermière a entendu parler de nous par une connaissance et nous a contactés.
Grâce au piège « Droptrap », la chatte a pu être capturée avec ses quatre chatons. Le lendemain, le matou a lui aussi pu être capturé. Outre les soins habituels, il avait un besoin urgent d’un traitement dentaire. Son agressivité était peut-être due à ses maux de dents. La famille de chats a pu emménager au refuge, où la chatte peut élever ses petits en toute tranquillité. Le matou a pu retourner à la ferme et s’est montré nettement plus amical.
Un groupe de chats errants s’est installé sur un site de recyclage. Les animaux ne se montraient presque exclusivement que la nuit, c’est pourquoi une caméra a d’abord été installée. Ce n’est qu’ainsi qu’on a pu constater combien de chats vivaient réellement sur place.
À l’issue de discussions avec les exploitants, une bénévole de NetAP a pu accéder au site et a commencé à installer les pièges. Nous étions sur place presque tous les jours pour capturer des chats. Petit à petit, nous avons pu mettre en sécurité les chattes, un chat mâle et sept chatons au total. Les familles ont été placées dans une famille d’accueil, tandis que les animaux adultes ont suivi notre programme de stérilisation avant d’être finalement relâchés. La caméra est restée en place jusqu’à ce qu’il soit certain qu’il n’y avait plus aucun chat sur place.
C’était déjà la troisième fois que nous intervenions dans un jardin familial de l’Oberland zurichois. Il était assez frustrant qu’on ne nous ait pas appelés plus tôt. L’administration du jardin familial disposait pourtant encore de nos coordonnées grâce à nos interventions précédentes. Une fois de plus, une chatte était apparue et avait mis bas trois chatons. Ceux-ci avaient grandi dans le jardin familial sans beaucoup de contact avec les humains et étaient devenus sauvages. Et puis, ils devaient disparaître, comme nous l’a fait savoir l’administration du jardin familial. Nous avons rapidement réussi à mettre toute la famille en sécurité. La mère a été immédiatement examinée, soignée, marquée et stérilisée. Les chatons sauvages étaient assez grands pour être séparés de leur mère et ont été placés dans une famille d’accueil, où il faudra consacrer beaucoup de temps pour qu’ils puissent être proposés à l’adoption. Heureusement, la mère a pu retourner dans le jardin familial, où elle est nourrie.
Sur place, nous avons appris que des chats étaient régulièrement abandonnés. Malheureusement, les responsables n’étaient pas disposés à installer une caméra de surveillance. Nous avons demandé qu’à l’avenir, on nous prévienne plus rapidement dès l’apparition de chats non stérilisés. Les chats que nous avions stérilisés en 2022, ainsi que ceux de cette année, étaient clairement reconnaissables à leur oreille coupée. Nous avons été ravis de constater que les chats de 2022 avaient tous l’air bien nourris. Au moins, la mise en place d’un point d’alimentation semble bien fonctionner.
Les gens sont souvent surpris lorsque nous leur parlons de la grande détresse des chats en Suisse. « Je ne savais pas » ou « Je n’ai encore jamais vu de chats errants » sont des réponses fréquentes. Beaucoup doutent même de nos dires et pensent qu’il s’agit toujours d’exceptions lorsque nous citons un exemple concret. Or, depuis longtemps déjà, ces chats ne se trouvent plus uniquement dans les cours, les jardins ouvriers ou les zones industrielles. Ils sont parmi nous. Et pourtant, la plupart du temps, on détourne le regard. Comme dans un cas survenu dans la ville de Winterthur.
Une mère et ses trois chatons ont heureusement été découverts un jour par une amoureuse des animaux. Mais il a fallu beaucoup de temps avant qu’elle ne trouve de l’aide, car apparemment personne ne voulait s’occuper de ce cas, jusqu’à ce qu’elle finisse par s’adresser à nous. « Pas le temps, pas de place », nous répondaient les autres. Nous aussi, nous avons depuis longtemps atteint nos limites. Mais fallait-il pour autant détourner le regard ? Chez nous, les familles de chats sont considérées comme des urgences. Au moins deux des trois chatons étaient visiblement des femelles. On pouvait facilement imaginer que cette petite famille aurait donné naissance à toute une colonie en l’espace de quelques mois.
Si on les avait capturés quelques semaines plus tôt, ces petits auraient encore été faciles à apprivoiser. Mais là, on ne savait plus trop quoi faire, car personne n’attend des petits sauvages. Nous les avons néanmoins capturés sans tarder et les avons hébergés provisoirement. Deux jours plus tard, nous avons trouvé une place au refuge pour cette famille qui, entre-temps, avait été testée, vaccinée, traitée contre les parasites, munie d’une puce électronique, et dont la maman avait également été stérilisée.
Dans ce travail de première ligne, nous nous sentons souvent très seuls. C’est un travail très pénible, qui demande énormément de temps. Et qui engendre toujours des coûts importants. C’est pourquoi presque personne ne veut s’en charger. Et la souffrance ne cesse de s’aggraver. Si l’État y contribuait ne serait-ce qu’un peu, la situation serait peut-être différente. Mais l’État ne fait rien. Personne ne fait rien. À part quelques défenseurs des animaux un peu fous, qui ne peuvent pas détourner le regard.
Une bénévole de NetAP se rendait dans une ferme pour capturer des chats errants. Son GPS l’a accidentellement guidée vers une ferme voisine. Là, un petit chaton est venu à sa rencontre, suivi de sa mère. Elle a réagi immédiatement : elle a parlé au propriétaire de la ferme, a mis le chaton en sécurité et a installé le piège pour la chatte. Le fermier a signé sans hésiter notre accord de stérilisation, ce qui a permis d’étendre directement la mission initiale à deux fermes. Plusieurs bénévoles de NetAP ont apporté leur aide sur place, se sont chargés des trajets et ont participé à la capture. Le défi consistait toujours à identifier quelles chattes avaient déjà eu des chatons et quels chatons appartenaient à quelle chatte.
Au cours de la campagne de stérilisation, l’agriculteur a signalé la présence de deux chatons qu’il avait découverts dans un puits. Le sauvetage s’est avéré difficile et a pris plus de temps que prévu, mais nous avons finalement réussi à mettre les deux chatons en sécurité et à capturer leur mère. Cette affaire nous a occupés pendant plusieurs semaines. Il y avait au total 35 chats ! Les mères ont été placées dans des familles d’accueil avec leurs chatons. Elles pourront revenir, stérilisées, une fois que leurs petits auront été élevés. Les autres chats sont retournés à la ferme après avoir été examinés, traités contre les parasites, vaccinés et stérilisés.
Malheureusement, ici aussi, personne n’était disposé à participer aux frais, même si toutes les parties étaient très heureuses que la misère de ces chats ait enfin pris fin.
Une agricultrice bio nous a contactés car elle venait de louer une ferme et y avait découvert des chats non stérilisés. Elle estimait qu’il y en avait sept. Ceux-ci pouvaient rester à condition que la protection animale les stérilise. Il s’est avéré que deux chattes étaient en fin de gestation. Les chats mâles ont été immédiatement capturés, stérilisés, puis relâchés dans la ferme. Les deux chattes ont pu mettre bas et élever leurs chatons en toute tranquillité. Par la suite, les chatons ont trouvé un nouveau foyer et les mères, stérilisées, sont retournées sur leur territoire. L’agricultrice était très heureuse et a promis de nous contacter immédiatement si d’autres chats non stérilisés devaient apparaître.
Une famille de la vallée de la Töss était assez désespérée. Depuis mai, elle essayait d’obtenir de l’aide pour une chatte enceinte et à l’état sauvage, mais malheureusement, personne ne voulait ou ne pouvait vraiment l’aider. On lui a simplement conseillé de chercher à savoir à qui appartenait cette chatte (manifestement à l’état sauvage) et de publier d’abord une annonce pendant deux mois sur le site de la STMZ. C’est ce qu’elle a fait.
Entre-temps, la mère avait mis bas ; ses petits grandissaient et commençaient, comme leur mère, à se sauvager. Les chatons avaient déjà neuf semaines et le délai prévu pour la déclaration de trouvaille allait bientôt expirer. Les chats étaient nourris tous les jours, mais les petits ne se laissaient pas toucher et les vacances d’été approchaient à grands pas. Or, tous ceux qui estimaient qu’il fallait d’abord chercher un propriétaire avant de pouvoir agir refusaient une fois de plus d’apporter leur aide.
En réalité, nous n’avons plus de place non plus. En réalité… Mais nous avions de la peine pour la famille de chats et la famille humaine. Si on leur avait apporté de l’aide lorsque la maman chat était enceinte, tout aurait été tellement plus simple ! On aurait également pu faire une déclaration auprès du STMZ si la maman avait été hébergée en toute sécurité au refuge. Manifestement, ce sont des personnes mal informées qui ont donné des conseils, sans se rendre compte à quelle vitesse de nouvelles colonies se forment !
Le soir même, nous avons récupéré toute la famille et l’avons emmenée dans un foyer d’accueil d’urgence, où elle pourra rester deux à trois semaines, le temps qu’une place se libère au refuge. Nous espérons que d’ici là, ces petits sauvages se seront un peu apprivoisés. La mère a été stérilisée la semaine suivante et nous avons été très soulagés de constater qu’elle n’était pas encore enceinte. Dès que les petits seront assez grands, la mère pourra retourner dans son territoire.
Une belle affaire nous a conduits à Trachslau, dans le canton de Schwyz. Un couple de chats errants avait eu des petits et la personne qui nous a alertés a demandé de l’aide pour capturer les deux adultes. Nous lui avons fourni le matériel de piégeage et lui avons donné des instructions ; en l’espace de deux jours, les deux chats ont pu être capturés et stérilisés. La personne qui nous a contactés s’est montrée extrêmement dévouée et a même pris en charge l’intégralité des frais. Elle est en train d’apprivoiser les petits et veillera à leur trouver de bons foyers. Si seulement tout le monde faisait preuve d’un tel dévouement !
Une école canine nous a demandé de l’aide, car une chatte et ses chatons s’étaient installés sur le site. Ce n’était pas l’endroit idéal pour élever des chatons. Nous sommes immédiatement partis pour mettre les animaux en sécurité. À 23 h, nous avions réussi à capturer toute la famille et à la mettre en sécurité. Nous avons alors constaté que les petits avaient tous les pattes déformées et que la maman était docile. Nous nous sommes demandé si, là encore, une famille n’avait pas été abandonnée parce qu’on craignait les frais liés à d’éventuels examens vétérinaires. Cela ne nous étonnerait pas.
Toute la famille a été examinée à la clinique vétérinaire Mittelland. Heureusement, les chatons ne souffrent d’aucune séquelle due à cette malformation et rien ne s’oppose à ce qu’ils mènent une vie saine et choyée.
Une amoureuse des animaux, inquiète, nous a signalé avoir aperçu une famille de chats à Meierskappel, dans le canton de Zoug, qui ne semblait appartenir à personne. Chez nous, les chattes avec leurs chatons sont considérées comme un cas d’urgence. Nous nous sommes immédiatement rendus sur place et avons interrogé les habitants des environs à la recherche de la mère et de ses chatons. Nous avons finalement découvert que cette chatte était apparue il y a déjà un an et demi et qu’elle avait eu plusieurs portées depuis. C’était une « navetteuse » : elle se montrait ici et là, mais nous avons fini par trouver une agricultrice très gentille qui lui donnait régulièrement à manger. Elle était ravie lorsque nous lui avons proposé d’attraper la famille et de la mettre en refuge. Elle-même avait déjà tenté en vain d’attraper la chatte pour la faire stériliser. 24 heures plus tard, la maman et ses cinq chatons étaient déjà capturés et mis en sécurité.
C’était un poids qui nous a été enlevé du cœur. On a dû en entendre parler partout. Mais commençons par le début. On nous a signalé un chat blessé à Brittnau, dans le canton d’Argovie. On supposait qu’il s’agissait d’une femelle qui venait de mettre bas, car le chat était auparavant assez corpulent et semblait avoir maigri depuis quelques jours. De plus, elle boitait soudainement très fortement, elle avait sans doute eu un accident récemment. Chez nous, l’alarme a sonné. Une mère blessée avec des nouveau-nés ? Pas de bonnes perspectives ! Personne dans les environs ne connaissait cette chatte. Personne n’avait remarqué la présence de chatons. Beaucoup de buissons, beaucoup de forêt, beaucoup de cachettes. Nous avons cherché pendant des heures sans rien trouver.
Finalement, nous avons décidé d’attraper la chatte et de l’emmener à la clinique vétérinaire, car nous ne voulions en aucun cas mettre la vie de la mère en danger. Après l’examen, si cela avait été possible pour la mère, nous l’aurions relâchée avec un émetteur afin qu’elle nous guide jusqu’aux chatons.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Et puis, la bonne nouvelle : la soi-disant mère est en fait un chat mâle. Un cryptorchide (les testicules ne sont pas visibles, mais situés à l’intérieur). La hanche était luxée. Mais aucun chaton n’était en danger. Quel soulagement!
Nous avons baptisé ce petit chouchou « Bashir », nous l’avons immédiatement fait castrer et lui avons fait remettre la hanche en place.
Cet été, on voit partout des mères accompagnées de leurs petits. C’est notamment le cas d’une maman tigrée à Dietikon, dans la région de Zurich. On l’avait déjà aperçue depuis un certain temps dans le coin, et plusieurs services avaient été informés, mais personne ne semblait se sentir concerné. Finalement, nous avons reçu un appel d’urgence et avons pu récupérer une mère et ses trois chatons en l’espace de deux jours. Les températures étaient caniculaires, et rester dans cette zone industrielle n’était vraiment pas une partie de plaisir. Tout le monde parlait de trois chatons. Mais en réalité, un quatrième chaton est apparu une semaine plus tard, et il a finalement pu rejoindre la famille d’accueil.
Une agricultrice très sympathique nous a demandé de l’aide, car elle avait découvert dans sa meule de foin une chatte inconnue avec ses chatons. Ses propres chattes sont toutes stérilisées et elle ne voulait en aucun cas de chatons à la ferme. « Encore une histoire de Roggenburg », nous sommes-nous dit en promettant de nous occuper de cette affaire. Malheureusement, même les agriculteurs les plus exemplaires se retrouvent régulièrement avec des chats non stérilisés, car il y en a tout simplement beaucoup d’autres.
Nous nous sommes chargés de l’affaire. Comme les chatons se trouvaient tout en haut de la meule de foin, notre chasseuse a dû, malgré sa peur du vide, emprunter l’échelle pour atteindre les chatons. Il a fallu serrer les dents et ne pas se laisser déconcerter. Les quatre chatons ont été rapidement mis dans un sac. La maman s’est encore un peu dérobée. Sans hésiter, le fermier l’a attrapée par la nuque et, avant même qu’elle ne s’en rende compte, elle se retrouvait elle aussi dans la cage, non sans avoir laissé un petit souvenir au fermier. La famille emménage au refuge, où la mère pourra élever ses chatons en toute tranquillité. Une fois que ceux-ci auront pris leur envol, la maman, stérilisée, pourra retourner à la ferme.
Lorsque nous sommes appelés dans l’Entlebuch, un sentiment de malaise nous envahit immédiatement. Cette région se caractérise d’une part par une nature magnifique, mais d’autre part, la misère des chats y est vraiment extrême. Dans ce cas précis, la personne qui nous a alertés nous a parlé de cinq chats errants qui rôdaient autour d’une maison à Eschholzmatt et qui, de toute évidence, n’appartenaient à personne. Il s’agissait de jeunes chats qui étaient apparus de nulle part à un moment donné. Nous les avons tous capturés et emmenés à la clinique vétérinaire, où ils ont été examinés. On a alors constaté qu’une chatte avait probablement été victime d’un maltraitant animalier quelque temps auparavant. Un coup de feu lui avait blessé la patte à tel point qu’il n’était plus possible de la sauver. Il a fallu l’amputer. Les quatre autres chats étaient en bonne santé et ont pu être relâchés sur place après avoir été stérilisés, soignés et vaccinés. La personne qui nous a alertés a promis de mettre en place un point d’alimentation. Nous ne savons pas encore où placer ce pauvre chaton qui a désormais perdu une patte. Nous estimons qu’il serait malvenu de simplement le relâcher à nouveau. Concernant cet acte cruel, nous avons porté plainte contre X.
En mars dernier, on nous a signalé la présence de plusieurs chats non stérilisés dans une ferme. On nous a demandé d’aller discuter avec les agriculteurs afin de les convaincre de les faire stériliser. Nous avons accédé à cette demande. Malheureusement, malgré un long entretien, ces sympathiques agriculteurs n’ont pas pu se résoudre à accepter l’accord de stérilisation et nous sommes repartis les mains vides, non sans avoir laissé nos coordonnées sur place.
Un mois et demi plus tard, lorsque plusieurs chattes se sont soudainement retrouvées avec le ventre rond, on a compris qu’il allait se passer quelque chose. On nous a appelés et nous nous sommes retrouvés à nouveau dans la cour. Cette fois-ci, nous étions plus que les bienvenus. Les chattes ont été capturées, les mamans avec leurs chatons ont été placées dans un refuge, les chattes gestantes dans un deuxième refuge, et les autres sont revenues dans la cour, stérilisées, vaccinées, soignées et marquées.
Es war nicht einfach genügend Plätze zu finden. Es war auch nicht einfach, sofort Kastrationstermine zu bekommen. Ein Mami gebar zwei tote Kitten und nahm die ersten beiden Tage die beiden anderen Kitten nicht an, so dass man mit der Flasche helfen musste. Unzählige Stunden und Kilometer waren nötig, um den ganzen Fall abzuwickeln. Hätten wir im März handeln können, wäre der Aufwand zeitlich und finanziell nur halb so gross gewesen. Trotzdem sind wir sehr froh, ist ein weiterer Hof durchkastriert und die Landwirte sind es auch. Manchmal braucht es für eine Einsicht etwas länger, aber Hauptsache sie kommt. Bei vielen Menschen, ob Privatleute oder Landwirte, ist sie ja leider noch nicht angekommen, sonst gäbe es nicht soviel Katzenelend.
Une riveraine inquiète nous a signalé le cas d’un agriculteur âgé qui, pendant de nombreuses années, avait préféré l’euthanasie à la stérilisation. Elle estimait qu’il avait tué bien plus de 100 chatons au cours de toutes ces années, dès leur naissance, et que de nouveaux chatons étaient déjà en route. Malheureusement, cela n’a rien de nouveau pour nous : les euthanasies ont lieu en permanence, même en Suisse. Des milliers et des milliers de chatons sont régulièrement tués à coups de bâton, noyés ou éliminés d’une autre manière. Et cela uniquement parce que trop peu d’animaux sont stérilisés. Il nous est immédiatement apparu que nous devions agir. Heureusement, l’agriculteur s’est montré ravi de notre offre d’aide et, peu après, nous avons pu, avec son soutien, capturer tous les chats. Une partie des chats a été stérilisée sans délai, tandis que trois chattes gestantes ont pu être accueillies au refuge.
L’agriculteur était très soulagé de savoir qu’il n’y aurait plus de nouvelle portée. Nous aussi, et tout particulièrement la personne qui nous a signalé le cas, nous en étions ravis. Malheureusement, l’agriculteur n’était pas disposé à participer aux frais. Nous le savions déjà, mais ce qui comptait pour nous, c’était que ces euthanasies cessent enfin.
Une femme désespérée nous a contactés. Il y a quelques années, elle avait déjà fait stériliser les chats errants qui rôdaient autour de sa maison, mais entre-temps, beaucoup d’autres s’étaient installés et elle ne savait plus quoi faire. Elle avait sollicité l’aide de diverses associations, mais l’aide proposée se limitait malheureusement à la possibilité d’emprunter des pièges et à une participation aux frais. Compte tenu de son âge déjà avancé, elle ne se sentait pas capable de mener à bien une telle opération toute seule. Elle savait toutefois que c’était très urgent, car il y avait déjà des chattes en fin de gestation parmi elles.
Nous nous sommes immédiatement occupés de ce cas, même si ce n’était pas juste à côté. Mais le canton de Fribourg est un véritable bastion en matière de maltraitance des chats, et c’est pourquoi nous nous y rendons bien plus souvent que nous ne le souhaiterions.
Als erstes wurde eine Mama gesichert mit ihren neugeborenen Babys. Dann wurde ein Dutzend weitere Katzen eingefangen. Für eine Kätzin war das lebensrettend, sie hatte eine Gebärmuttervereiterung und wäre daran gestorben, hätten wir sie nicht sofort operieren lassen. Eine hochschwangere Kätzin durften wir in ein Tierheim geben. Ein verschnupfter Kater und ein Kater, der eine grössere Operation hinter sich hatte (Kryptorchid) blieben noch ein paar Tage unter Aufsicht. Am liebsten wäre es den Leuten gewesen, wir hätten alle Katzen platziert. Aber wohin mit verwilderten Katzen? Wir führen Wartelisten, weil so viele Katzen verschwinden sollen. Unsere Überwachungskamera bleiben noch einige Tage stehen, damit wir sicher sein können, dass wir wirklich alle Katzen erwischt haben.
Dans l’arrière-pays lucernois, des amis des animaux avaient trouvé quatre minuscules chatons dans un puits. Ceux-ci appartenaient à une mère sauvage qui revenait régulièrement pour allaiter ses petits, mais qui, le reste du temps, partait sans doute chasser pour subvenir à ses propres besoins. Les amis des animaux ont cherché de l’aide pour cette famille de chats. Le refuge cantonal était certes prêt à accueillir la famille, mais ne pouvait pas aider à la capturer et il n’y avait pas d’autre aide disponible. C’est finalement à nous que la demande a été adressée. Mettre en sécurité une mère sauvage avec ses petits n’est pas chose facile. Il y a toujours le risque que la mère emmène ses petits dès qu’elle sent que des humains s’approchent trop près d’eux. Pour nous, de tels cas sont considérés comme des urgences. Dans le cas présent, le drame se déroulait en plus sur une route principale, ce qui rendait la situation encore plus dangereuse.
Il n’y avait personne dans les environs. Pourtant, une bénévole s’est immédiatement rendue sur place et a pris le relais d’une deuxième bénévole, ce qui a permis de mettre les quatre chatons et leur mère en sécurité en moins de 24 heures. La famille a été immédiatement emmenée au refuge et, lorsque les chatons seront assez grands, la mère pourra retourner dans son territoire après avoir été stérilisée.
Rien que dans la commune de Malters, nous avons dû, à ce jour, capturer et stériliser environ 200 chats. Une grande partie d’entre eux a également dû être placée dans un nouveau foyer, car ils n’étaient plus les bienvenus ou ne pouvaient pas retourner sur leur territoire pour d’autres raisons. Plus de la moitié d’entre eux provenaient de foyers privés!
Après être intervenus à plusieurs reprises à Grindel, nous avons également demandé aux agriculteurs des environs s’ils avaient besoin d’aide pour faire stériliser leurs chats. Un agriculteur, qui avait remarqué que les chats s’accouplaient déjà, s’est montré très heureux et a immédiatement accepté l’accord de stérilisation. Comme les chats étaient nourris quotidiennement, ils étaient déjà un peu habitués au contact avec les humains ; ainsi, les sept premiers ont pu être récupérés très rapidement grâce au soutien actif d’une personne de confiance. La vidéosurveillance du point d’alimentation a finalement permis d’identifier un chat mâle jusque-là inconnu, ainsi qu’un chat de retour au bercail après une longue absence. Les chats ne se montraient toutefois que très rarement. Des tracts ont été créés pour le chat jusqu’alors inconnu et distribués dans les boîtes aux lettres du quartier afin d’obtenir des informations sur son lieu de séjour habituel. Suite à des signalements, nous avons déplacé la caméra vers un autre emplacement et avons alors pu voir les chats plus souvent à l’image. Nous avons rapidement mis en place le piège Hoffmann et, dix minutes seulement après son installation, le chat de retour était pris au piège. Le chat jusqu’alors inconnu a également pu être capturé la nuit même. Ainsi, 9 chats supplémentaires ont suivi le programme de stérilisation NetAP. Tous ont pu retourner dans la cour, où ils continuent d’être nourris.
Une affaire passionnante nous a conduits dans l’Emmental, où deux chats errants (une mère et son fils) se rendaient régulièrement à un point d’alimentation situé dans une ferme. La propriétaire de la ferme était sur le point de la vendre et cherchait de l’aide pour capturer les deux chats. Elle ne voulait en aucun cas les abandonner à leur sort, mais souhaitait les emmener avec elle dans son nouveau logement. Nous avons promis de soutenir cette initiative. Après quelques recherches, nous avons découvert une histoire émouvante : l’une des chattes, la mère blanche, vivait à l’origine dans le quartier. Un rendez-vous pour sa stérilisation avait déjà été pris, mais elle avait ensuite disparu sans laisser de traces. Après de longues recherches, la famille avait alors supposé que leur chatte était morte. Mais la chatte s’était installée à proximité chez une personne aimant les animaux ; elle semblait effrayée et perturbée, et est rapidement revenue avec un chaton. Depuis lors, la mère et son fils sont inséparables dans la cour, mais ne se laissaient jamais toucher, ce qui a conduit à penser qu’il s’agissait d’animaux errants et sauvages.
Finalement, la mère a été victime d’un grave accident de voiture. Lorsque l’on a appris sur place que la victime était blanche, ses anciens propriétaires ont soupçonné qu’il pouvait s’agir de leur chat qui avait disparu à l’époque. Mais comme elle était restée introuvable pendant plusieurs jours après l’accident, on ne savait pas si elle avait survécu à cette tragédie et l’on craignait qu’elle n’ait succombé à ses blessures. Mais un jour, elle est apparue en boitant à la mangeoire et son ancienne propriétaire a reconnu en elle son chat disparu.
La joie était grande de tous côtés lorsque nous avons réussi à attraper la mère et son petit dans le piège et que nous avons pu les emmener chez le vétérinaire. Il s’est avéré que la chatte accidentée avait subi une grave fracture comminutive. Nous l’avons donc emmenée à la clinique vétérinaire Mittelland, où elle a été opérée avec succès et où elle est désormais soignée dans l’une de nos familles d’accueil. Son ancienne propriétaire est ravie que sa chatte soit encore en vie et nous a promis de prendre en charge une grande partie des frais d’opération, même si la petite chatte vivra désormais ailleurs. C’est ce qu’on appelle le sens des responsabilités, et nous en sommes très heureux.
Une affaire importante nous a conduits dans une commune du district de Bülach, dans le canton de Zurich. Plusieurs parties nous avaient contactés car une population de chats était devenue totalement incontrôlable. La police et les services vétérinaires étaient déjà sur place. Nous avons pris contact avec le propriétaire et sommes passés chez lui pour discuter de la situation. Nous avons finalement réussi à le convaincre que seule la stérilisation de tous les chats permettrait de désamorcer la situation. Financièrement, il ne pouvait pas contribuer à l’effort, mais il s’est montré très coopératif dès le début et tout au long de l’opération.
Au total, nous avons mené cette opération pendant trois jours. Nous avons parcouru 1 000 kilomètres, consacré 100 heures de travail et capturé 33 chats, que nous avons fait examiner, soigner, vacciner, marquer et stériliser à la clinique vétérinaire Rohner de Niederglatt. Il y avait 20 femelles et 13 mâles, dont un souffrait de cryptorchidie abdominale. Les interventions se sont déroulées sans complications et tous les chats ont pu retourner dans leur territoire. Le chat cryptorchide et une femelle souffrant de diarrhée sont restés quatre jours supplémentaires sous surveillance, jusqu’à ce qu’ils puissent eux aussi être relâchés.
Grâce aux caméras de surveillance, nous avons pu nous assurer que nous avions bien retrouvé tous les chats. Le propriétaire nous a été très reconnaissant d’être intervenus et, quelques jours plus tard, tout heureux, il nous a envoyé des photos des chats, en pleine forme et bien heureux.
Schade war, dass obschon sich offenbar alle Anwohner über den ständigen Katzennachwuchs und die Hinterlassenschaften der Katzen geärgert hatten und froh waren, über unser Eingreifen, niemand bereit, uns mit einer Spende zu unterstützen, um die hohen Kosten, die der Einsatz verursacht hat, zu decken.
Une agricultrice nous a demandé de l’aide pour capturer les chats non castrés de sa ferme et les faire stériliser. Grâce à une bonne préparation et à une aide active, les sept chats ont pu être capturés en une soirée et examinés, traités, vaccinés, marqués et castrés le lendemain à la clinique vétérinaire Sonnenhof. Tous les chats ont pu retourner à la ferme, où ils sont choyés.
Les locataires d’une ferme à Schwarzenburg, dans le canton de Berne, nous ont demandé de l’aide. Les chats qui vivaient déjà là n’étaient pas stérilisés et ils craignaient qu’ils continuent à se reproduire. Des connaissances nous ont signalé leur cas. Comme les cinq chats étaient nourris régulièrement, nous avons pu tous les attraper en une soirée et les faire examiner, soigner, vacciner, marquer et stériliser le lendemain. Une fois le programme terminé, tous les chats ont pu retourner à la ferme, où ils sont désormais bien nourris et soignés. Si de nouveaux chats viennent s’installer, les fermiers nous contacteront à nouveau.
Une agricultrice a entendu parler de notre travail et nous a demandé de l’aide pour castrer les dix chats sauvages de sa ferme. Grâce à son aide active, tous ont pu être capturés très rapidement. Ils ont suivi notre programme de castration, ont été examinés, traités, vaccinés et marqués, puis ont finalement pu retourner dans leur territoire. Un chat présentant une blessure par morsure a nécessité un peu plus d’attention, mais il a finalement été suffisamment remis pour repartir.
18 chats vivent dans une ferme à Riedikon, dans le canton de Zurich. Jusqu’à récemment, le contrôle de la population se faisait par l’administration de pilules, mais heureusement, cela devrait désormais prendre fin. L’agriculteur nous a demandé de l’aide et nous avons capturé tous les chats. Ils ont suivi notre programme de stérilisation et ont ensuite été autorisés à retourner à la ferme. Non seulement l’agriculteur nous a aidés activement, mais il offre également aux chats une vie vraiment formidable. Ils disposent d’une pièce sèche avec des niches et des lits et ont accès en permanence à de la nourriture sèche. Ils reçoivent également de la nourriture humide tous les jours, ce qui facilite grandement le contrôle des chats. Enfin, il a très généreusement participé aux frais de l’opération et était reconnaissant que ses chats puissent désormais profiter d’une vie sans stress.
Pour la deuxième fois, une journée de stérilisation a été organisée en collaboration avec la société protectrice des animaux d’Appenzell. Le 24 janvier 2024, nous avons installé notre hôpital de campagne dans une école à Stein. 69 chats ont participé à notre programme de stérilisation (42 chattes et 27 chats). Ils ont été examinés, traités contre les parasites internes et externes, vaccinés, marqués et stérilisés.
27 chats n’ont pas pu retourner dans leur territoire. Il a fallu trouver des solutions pour eux. Grâce au formidable réseau de nos partenaires et à nos propres efforts, tous les chats ont pu être placés. Les chats qui n’ont pas pu retourner dans leur territoire ont été testés et munis d’une puce électronique, et un carnet de vaccination a été créé afin de les préparer à être placés. 5 chats ont été pris en charge pendant quelques jours supplémentaires, car leur état de santé n’était pas optimal. Tous les autres étaient en forme et en bonne santé dimanche et ont pu retourner dans leur territoire, où ils mènent une vie beaucoup moins stressante.
Une nouvelle journée de stérilisation a eu lieu au Covetrus à Lyssach. Le 24 janvier 2026, 66 chats supplémentaires ont participé à notre programme de stérilisation (40 chattes et 26 chats). Ils ont été examinés, traités contre les parasites internes et externes, vaccinés, marqués et stérilisés. L’association Tierschutz Emmental et l’association Katzenhilfe Bern nous ont confié des chats dont nous nous sommes occupés. Nous sommes très heureux de pouvoir soutenir d’autres organisations grâce à ces journées de stérilisation.
Un chat a malheureusement dû être euthanasié. L’examen a révélé que sa gorge était pleine de tumeurs, ce qui l’empêchait de s’alimenter et aurait inévitablement conduit à une mort atroce. Deux chats n’ont pas pu retourner dans leur territoire, ils ont été confiés à un refuge. Un chat est resté quelques jours chez nous pour être surveillé jusqu’à ce qu’il puisse être relâché, tous les autres sont retournés dans leur territoire dimanche.
Trois chats errants s’étaient installés dans l’enceinte d’une entreprise et on nous a demandé de les capturer et de les stériliser. En 2024, nous avions déjà capturé et stérilisé deux chats errants à cet endroit. En l’absence d’obligation de stérilisation, il n’est malheureusement pas rare que de nouveaux chats non stérilisés apparaissent dans des endroits où nous avons déjà stérilisé tous les chats. Nous sommes toujours heureux lorsque les responsables sur place y prêtent attention et nous informent à temps, avant qu’il n’y ait de nouvelle portée.
Nous avons rapidement réussi à mettre les trois chats en sécurité. Il s’est avéré que l’un d’entre eux était un peu plus jeune que les autres et se laissait caresser. Son long pelage était déjà emmêlé et il était clair pour nous que ce chat ne devait pas retourner sur place, même si les chats y étaient nourris régulièrement. Nous lui avons donc cherché un nouveau foyer. Les autres chats sont nourris régulièrement sur place.